Félicitations pour ton élection à la tête du Comité de l’Isère de la FNCTA !

Peux-tu nous présenter ton parcours théâtral ?

J’ai débuté ma vie bien loin de la culture artistique. Mes études et ma carrière professionnelle, conformément au milieu dans lequel j’ai grandi, ont été très orientées sciences et techniques. C’est ma femme, à l’occasion de l’ouverture d’un atelier théâtre près de chez nous, qui m’a convaincu de l’accompagner. Et ce fut le coup de foudre ! J’ai adoré d’emblée ce magnifique espace de liberté, où l’on peut voyager sans limite dans le temps, l’espace, où l’on peut être homme, enfant, vieillard, fantôme et même parfois un animal ! Bon, certes avec quelques limites tout de même, mais c’est encore la technique qui en est à l’origine 😉 J’ai donc enchainé ateliers, stages, troupes pendant presque deux décennies. Que ce soit en acteur ou en spectateur, le théâtre a pris une place grandissante au fil des années. Quand est arrivé l’heure de la retraite professionnelle, j’ai sauté le pas en créant une nouvelle compagnie, et c’est à cette occasion que j’ai décidé de m’investir dans la FNCTA.

Tu viens d’être élu Président de la FNCTA Isère, que représente pour toi cet engagement ?

Sans la FNCTA, le théâtre amateur ne serait pas ce qu’il est. Des personnes ont beaucoup donné d’elles-mêmes pour qu’aujourd’hui nous puissions vivre ces moments de bonheur sur scène. Il me parait normal d’apporter ma pierre à l’édifice. Je prends très au sérieux cette fonction, elle confère avant tout des devoirs, que je vais humblement essayer de remplir. Le théâtre amateur permet d’atteindre, entre autres, un public qui n’aurait pas fait la démarche de se rendre dans des théâtres. Il est un des vecteurs importants de la diffusion culturelle. Servir cette cause est motivant.

Quelles sont tes idées ou envies pour animer le comité départemental de l’Isère ?

Avec cette crise sanitaire, j’arrive à un moment particulier. Une érosion du nombre de troupes adhérentes était déjà présente avant, et la crise du COVID est un coup dur qui ne peut qu’aggraver la chose. Il me semble donc primordiale de mettre les troupes adhérentes au cœur de nos préoccupations. Une politique volontariste pour aller à la rencontre des Cie sur le terrain me semble nécessaire. Les adhérentes, bien sûr, mais aussi les nouvelles. Il est vrai que la géographie du département avec une grande étendue et un relief marqué, n’est pas facilitante. Mais n’est-ce pas les difficultés qui rendent les challenges intéressants ?

Quant à la gouvernance, je suis très attaché au fonctionnement en collectif. Les rôles du bureau et du CA sont fondamentaux. Ils doivent fonctionner pleinement et en toute transparence. Ce n’est pas une révolution au CD38, c’était déjà le cas. J’entends bien le pérenniser, voire le renforcer.

Quelles sont les projets en cours dans ta Compagnie ?

Comme l’immense majorité des troupes, cette crise sanitaire a été un vrai coup dur : une dizaine de représentations annulées, la mise en retrait d’une comédienne. Mais rester à l’arrêt n’est pas dans notre ADN, alors nous sommes repartis sur un nouveau projet (enfin pas tout à fait nouveau, il était prévu, mais pour un peu plus tard). Il s’agit de “Célimène et le cardinal” de Jacques Rampal. Le travail sur ce merveilleux texte en alexandrin et aux répliques sublimes, mais aussi sur la psychologie des personnages, nous a redonné la vie dans cette période mortifère. Chaque répétition était-est une fête. Nous sommes dans la dernière ligne droite, filages complets, costumes et décor à 95% terminés. L’agenda des représentations commence à se remplir (bon, pour l’instant au crayon-mine, vu les incertitudes régnantes). Je précise que nous avons la chance d’avoir un local privatif, certes pas vraiment adapté, mais qui nous a permis tout de même de travailler.

Un petit mot personnel pour finir ?

Comme beaucoup de théâtreux, je suis plutôt timide et réservé, et j’ai déjà beaucoup dit de moi. Si, juste une remarque que je me suis fait cette semaine, à l’occasion des mises à jour administratives de l’asso. En regardant l’historique des divers dirigeants qui ont œuvré depuis la création du CD, c’est l’image d’une course de relais qui m’est venue à l’esprit. Bernard vient de me passer le “témoin”, à moi maintenant d’en faire bon usage, de faire mon possible, en attendant de le passer au prochain, dans cette course que j’espère sans fin.

En savoir plus :

Site web de la troupe de Théâtre deMichel
Contact : cd38@fncta.fr

Propos recueillis par Claire Martin
Février 2021

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